Les premières contrefaçons datent du XIXème siècle, où de nombreux ouvriers travaillant dans le luxe s’expatrient en Allemagne et aux Etats-Unis pour reproduire, à l’aide de modèles dérobés, les produits fabriqués à un coût inférieur.
Au XXème siècle, le concept s’étend et devient un véritable fléau. Depuis quelques années, on constate une diversification des cibles, toutes les classes sociales deviennent désireuses de porter des produits de luxe à moindre prix. Les marques françaises figurent parmi les marques les plus contrefaites dans l’univers du luxe, 7 produits sur 10 sont des faux produits français de Cartier à Louis Vuitton en passant par Chanel ou Lacoste. Les secteurs les plus touchés sont la parfumerie, l’habillement, les chaussures, la bijouterie et enfin l’orfèvrerie.
Pour les maisons de luxe, la contrefaçon engendre une importante perte du chiffre d’affaire et dévalorise l’image de marque et les investissements qui y sont liés.
Aujourd’hui, la qualité de la « copie » s’est considérablement améliorée et devient difficilement détectable. On trouve en Europe de fausses Cartiers en or, fabriquées par des horlogers de métier. L’ère des vulgaires copies est révolue !
Pour combattre ce phénomène, des organismes se créent afin de protéger les maisons d
e luxe. Des législations draconiennes sont mises en place par l’état pour défendre celles-ci.
Le 30 avril 2009, Eric Woerth, ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, lançait la campagne anti-contrefaçon comportant 5 visuels créés par Cartier, Chanel, Dior, Lacoste et Louis Vuitton. La campagne insiste sur les peines encourues par la simple détention d’un faux, une amende pouvant s’élever jusqu’à 300 000 euros et un emprisonnement pouvant aller jusqu’à 3 ans
Le luxe n’a pas fini de combattre ce fléau qui prend de plus en plus d’ampleur avec la mondialisation des échanges, les délocalisations de productions qui expatrient le savoir-faire des maisons de luxe et les campagnes publicitaires internationales.


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