Ce lieu est assez étrange au premier abord ; la façade est clean, nette et précise, elle jure un peu avec le quartier mais elle donne envie d’y rentrer : ce que j’ai fait (non sans peur). Ne vous arrêtez pas au premier coup d’œil, Merci n’est pas qu’un café littéraire (de ce que l’on voit de l’extérieur). Maintenant que vous avez pénétré dans l’antre, vous avez le droit à une grande bouffée d’air frais qui sent affreusement le vieux. Le complexe est sur 3 étages, le RDC est réservé aux vêtements, à la fabrication de bougies et de parfums sans oublier le fleuriste, le – 1 lui est pour l’éclairage, les ustensiles culinaires et un petit restaurant est là pour se sustenter et pour finir le premier est exclusivement décoratif. La boutique est nouvelle mais la décoration à un aspect rance : entre les vieux objets et les animaux empaillés, vous vous sentez de trop !
Cette vision n’est pas partagée par tout le monde comme vous avez le droit de slalomer entre les dessinateurs qui sont placés partout dans les étages même dans les escaliers sans oublier les photographes. Ce qui est assez étonnant est que je m’y suis senti mal à l’aise. Je m’explique : ce lieu est titanesque on n’en voit pas la fin les mètres carrés se comptent en milliers et les vêtements sont entreposés à la façon « petite maison dans la prairie » dans un bordel qui ne donne en tout cas aucune envie d’acheter (et je ne parle pas du prix). On pourrait traduire la pensée de « Merci » par vintage, vrai ou faux vintage, je ne sais pas, mais vraiment pas dans la tendance. A la différence du concept store style « Colette » vous vous attendez à débourser dans un vêtement le salaire annuel d’un smicard mais chez « Merci » pas ou tout du moins pas au premier coup d’œil.
Après mon coté âpre, je suis assez content que les magasins de mode style « Merci » s’implante dans la capitale et pas très loin de l’ISEG (même pas 5 min) de surcroît.
Ne nous voilons pas la face, cette boutique est réservée à une élite consommatrice pour qui la crise se lit dans les journaux et pas dans le portefeuille, tout cela pour dire que dépenser 400€ dans un vêtement même pas mis en valeur dans le magasin alors pour moi c’est « non merci ». En contre partie, « Merci » reverse tous ses bénéfices à une association aidant les enfants malgaches. Si acheter des vêtements de créateurs peut aider des « pauvres » alors pourquoi se priver. Je peux quand même vous conseiller d’aller voir rapidement ce magasin qui est l’opposé de « Colette » aussi bien géographiquement que psychiquement.
Alors on remercie qui ?
R.F
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« Merci » est ouvert de 10h à 20h au 111 Boulevard Beaumarchais Paris 03.
Du lundi au samedi.


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