Tendances Capitale(s) - Le blog Luxe et Mode de l'ISEG Paris

Tendances Capitale(s) - Blog Luxe et Mode : avril 2009

 En ces temps de fortes tensions entre les Etats, les pays riches se réunissent pour régler les problèmes du monde économique puis 24h plus tard se rencontrent à nouveau pour régler les soucis de l’alliance Atlantique. Et là un duel sans précédent dans l’histoire, un combat de FEMMES mais pas toutes les femmes : Carla Bruni-Sarkozy, 1m76 plutôt fine et élégante sans faux pas internationales en face Michelle Obama, 1m82 avec de l’embonpoint, deux fautes internationales avec le Reine Elisabeth II. Le duel est attendu par les tabloïds britanniques comme les journaux de mode américains et les potins français !
Lors de ce 60ème anniversaire de l’OTAN, les informations étaient d’une importance sans précédent entre le retour de la France dans le commandement intégré ou encore deux nouveaux membres mais tout a été éclipsé quand le président Français et le président américain se sont rencontrés vendredi soir en charmante compagnie de leurs épouses.

L’une française habillée d’un manteau en daim gris classique et sobre pendant que l’autre, américaine est plus « libre » dans une robe noire avec des fleurs de couleur fuchsia. La différence se fait sentir dès le début, le choix même des créateurs sont là : Mme Sarkozy veut représenter le CHIC à la française d’où un choix tout naturel vers la maison Dior et donc du créateur Galliano pendant que Mme Obama insiste sur le nouveau créateur thaïlandais, le même que pour l’investiture démocrate de son époux.  Le seul point commun sur les deux tenues est le nœud en cravate sur les manteaux sinon le point est donné à Mme Sarkozy lors de la première rencontre à Strasbourg. Leurs tenues ont laissé place à une lutte commune, la lutte contre le SIDA et à l’aide pour les enfants qui détiennent ce virus mortel.


Le second rendez-vous était le soir même, vendredi 3 avril à Baden-Baden, diner plus solennel. La couleur était noire et en robe bien sûr. Michelle a choisi une robe noire à frou-frou avec des talons vernis noirs et un maquillage qui souligne les traits de son visage ce qui a pour but de le rendre plus étincelant. Mme Sarkozy s’est habillée en sobre, la robe noire cintrée avec chaussures noires sans talon et un maquillage simple ce qui souligne sa beauté naturelle. Le point ne peut être délivré : Carla a joué sur le naturel et Michelle sur la tenue de soirée mondaine même si Carla était plus en cohérence avec l’idée de la soirée que Michelle et  la Chancelière Merkel.


La rencontre du samedi matin pour une visite express de la cathédrale de Strasbourg a laissé place à l’ « audace » de Michelle Obama même si Carla Sarkozy est restée en cohérence avec ses tenues du weekend. Voici l’audace de Michelle Obama, veste noire avec un chemisier blanc, un pantalon taille droite accompagné de chaussures plates noires (pas de mouvement de foule SVP). A la différence de notre First Lady so chic qui était aussi en noire (pantalon et chemisier) mais un manteau parme avec comme ceinture, un foulard de couleur violet, rose et bien sûr parme, sans oublier les créoles qui finissent la french touch ! L’une ose plus que l’autre et l’autre est plus dans une image de BCBG parisienne… why not ?

Pour conclure la France n’est peut être pas la nation la plus puissante mais nous avons une arme de destruction massive qui peut faire tout oublier en une seule apparition : Mme Carla Sarkozy. En signe de sympathie, Mme Obama a offert une guitare Gibson à Mme Sarkozy. Les deux premières dames sont différentes et leurs visions de la mode n’est pas la même ce qui ne retire en rien l’apparence : notre First Lady a quand même l’air d’un mannequin et non pas d’une avocate guindée. Ces deux femmes se complètent même s’il y a un océan de culture entre elles !
R.F.

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Le monde est, aujourd’hui, vert, bio et éco. Après avoir fait ce constat passionnant à souhait, le géant de l’informatique a lancé un ordinateur super vert, super bio et moins toxique. Heureusement que la compagnie à la POMME a innové dans  le sens de l’écocitoyenneté, surtout pas pour avoir une nouvelle cible et agrandir sa clientèle face à la concurrence chinoise de SONY qui pollue (moins que l’américaine comme c’est la compagnie chinoise qui a été la promotrice de l’environnement dans ses VAIO) ! Mais il s’avère qu’au XXIème siècle, la communication est omniprésente et APPLE le sait. La pomme nous a pris pour des poires ! Le fameux « MacBook le plus écolo jamais conçu » … heu mensonge : ce Mac n’est pas le premier PC à être sans mercure. En revanche, APPLE est très en retard sur la suppression des produits toxiques mis dans leurs ordinateurs. La POMME a pris le melon par la succession de pêches qu’elle a mises à ses concurrents directs. Elle nous vend bien sa charte environnementale, vraiment pas mieux… Cela va très certainement pousser les plus écolos à acheter cet ordinateur mais franchement que ferions-nous sans cette compagnie si innovante ?! On se le demande.
 On passe de la salade de fruits à l’ornithologie, il faut bien comprendre que les pigeons réfléchissent un minimum ; alors nous vendre un produit vert, c’est politiquement correct ! Et prendre des clients ou des futurs consommateurs pour des autruches sans penser que les informations seront découvertes auprès du Grand public, c’est un retour rapide au monde de la communication instantanée que sait si bien faire APPLE. La pomme est déjà pourrie sans être passée par le vert. Le pommier donnera de meilleurs fruits, c’est une certitude !
R.F.

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Toute l’équipe de « Tendances Capitale(s) a décidé d’en confier les clés (provisoirement !) aux étudiants de première année de l’ISEG Paris afin qu’ils puissent présenter les travaux de recherche qu’ils ont menés dans le cadre de la valeur ajoutée « Luxe et Mode » proposée par l’ISEG Paris.
Le premier de ces articles nous entraîne dans les coulisses de l’affrontement qui oppose les deux géants français de la parfumerie sélective.

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Sephora vs Marionnaud : un combat de Titans

SephoravsMarionnaud.jpgSephora et Marionnaud, les deux géants français de la parfumerie sélective, s’affrontent depuis longtemps sur le territoire français dans le but de devenir le numéro un national.

Un peu d’histoire pour commencer.
Le premier magasin Sephora, alors géré par le groupe britannique Boots, est ouvert à Paris en 1969.
En 1983, les 38 magasins déjà ouverts sont rachetés par Dominique Mandonnaud, propriétaire de l’enseigne Shop 8.
C’est en 1998 que les deux marques se réunissent sous le seul nom de Sephora.
En 1997, l’enseigne est rachetée par LVMH pour 244 millions d'euros. Puis à partir de 1999, Sephora lance une politique d’ouverture de magasins à l’étranger, à commencer par les Etats-Unis.
L’histoire de Marionnaud commence en 1985, lorsque Marcel Frydman, un autodidacte de 53 ans, décide d’acheter sa première parfumerie pour 100 000 francs. En 1996, alors qu’il possède déjà 48 boutiques, il décide de racheter la chaîne de Bernard Marionnaud, deux fois plus importante que la sienne, mais également déficitaire. Toutes les parfumeries de M. Frydman passent alors sous l’enseigne Marionnaud.
Entre 1998 et 1999, elle rachète les chaînes Kléber, Votre Beauté, Silver Moon et Patchouli. En 2000, elle s’agrandit grâce à 24 parfumeries Marie Bernard dans l’ouest de la France, et 58 boutiques de la chaîne Annabelle situées dans le sud-est du pays.

Sephora et Marionnaud adoptent des politiques bien différentes, notamment en ce qui concerne leur développement international.
Alors que Sephora opte très vite pour une politique résolument internationale et est désormais présent dans plus de 23 pays avec ses 3300 collaborateurs avec 814 magasins en Europe, 186 aux Etats-Unis, 30 en Asie, et 5 au Moyen Orient, Marionnaud se consacre longtemps au seul marché français avant d’investir le monde à marche forcée.

Il faut également souligner le fait que les deux groupes ne visent pas du tout la même clientèle. Alors que Marionnaud mise sur la fidélisation de ses clients, Sephora opte pour la séduction des jeunes filles : « Nous ne voulons pas devenir le magasin des mamans, nous voulons continuer à séduire leurs filles », explique Jacques Levy, PDG de l’enseigne.

 D’ailleurs, Sephora s’est offert ces dernières années un relooking de ses magasins; le groupe se modernise. Son objectif est, à travers ce « rajeunissement », d’améliorer la visibilité des produits et des marques, et d’optimiser la circulation des clients. Des codes couleurs ont été instaurés afin de mieux se repérer dans les magasins, les meubles ont gagné en légèreté, et l’information des consommateurs a également été allégée par la mise en place d’étiquettes en fronton de linéaire, dont les codes barres sont camouflés sous la réglette. Le long des étagères on retrouve des colonnes d’animations qui rompent avec la linéarité de la présentation, et les murs derrière les caisses sont désormais garnis par des étagères en verre proposant différents produits. De plus, un « Beauty Bar » et un « Nail Bar » redessinés, plus modernes, presque futuristes, accueillent les clients qui désirent des traitements avec ou sans RDV.

Si Sephora et Marionnaud ne suivent pas la même stratégie marketing, ils se rejoignent sur un point : leur gamme de produits bio, un segment qui pèse 250 millions d’euros, soit moins de 2,5% des ventes d’après Cosmébio.
« Le bio, c’est la beauté du futur », déclare ainsi Lyse Costa, directeur produits et marketing chez Marionnaud France.

Avec 27% de parts de marché sur le territoire français, contre 23% pour Sephora (qui mise sur sa propre marque), Marionnaud reste le leader de la distribution sélective, mais avec seulement une légère avance. Alors… que le meilleur gagne !


 

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COS_3.jpgDeux ans après son lancement, la marque COS (Collection Of Style) s’installe -enfin- à Paris, dans le Marais, à deux pas de l’Iseg Paris. Découverte à Londres, cette marque dérivée d’H&M a déjà 14 boutiques à son actif dans les grandes villes du nord de l’Europe où elle y connaît un succès certain. Son objectif ? axer sa collection prêt-à-porter sur une gamme plus élaborée que celle du géant suédois H&M. COS se veut en réponse au manque de qualité des chaînes de magasins à bas prix (type Zara). Alors bien évidemment philosophie blabla : créativité, renouvellement constant, mode pointue et intuitive… la curiosité nous éveille !

Courons au 4 rue des Rosiers pour une critique imagée. Si le personnel est accueillant, l’atmosphère  y est fade, la lumière des spots ne capte aucune couleur, le magasin sur deux étages ne distingue pas l’homme de la femme, les bouquets artificiels ça et là sur des tables basses tentent un agrément de natures mortes entre les vêtements qui n’ont rien à envier à ceux d’H&M. Seuls les prix nous rappellent qu’on n’y est pas : 49 euros le pull simple, 79 la robe mais le cashmere reste abordable (99euros), COS cherche des tissus plus qualitatifs et propose une large gamme de produits. Maillon entre les marques et la distribution vestimentaire bas de gamme, COS reste une enseigne surfant sur la vague de sobriété, après tout c’est la crise… Allons les magasins de luxe ne sont pas loin, consolons-nous !

Elise P.COS_1.jpgCOS_2.jpg
 

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