Tendances Capitale(s) - Le blog Luxe et Mode de l'ISEG Paris

Tendances Capitale(s) - Blog Luxe et Mode : mars 2009

Londres.jpgDans le cadre de la valeur ajoutée « Luxe et Mode », l’ISEG Paris organise chaque année pour ses étudiants un week-end dans une ville européenne.
En 2007, nous avons ainsi déjà visité Anvers et ses musées : Musée du diamant, le Momu.
L’année dernière, les Iségiens avaient envahi les rues de Bruxelles pour découvrir le Musée du Costume et de la Dentelle, le génial chocolatier Pierre Marcolini…

Cette année, c’est à 101 ( !) que nous avons traversé la Manche pour débarquer à Londres. Nous arrivons à la gare St Pancras au petit matin, après un voyage joyeux et enthousiaste. C’est la première fois que je mets les pieds dans la capitale du Royaume-Uni et je suis impatiente de découvrir cette ville.

Ma première impression ?
Un métro minuscule et bondé, « ça va vraiment pas être possible ! » . C’est donc en bus que nous nous déplacerons durant ce week-end. C’est bien plus agréable, on peut mieux observer la ville et sa vie.
Après avoir posé nos valises à l’auberge, nous partons du côté de Westminster. Il fait un temps magnifique, le soleil rend la ville lumineuse. Nous marchons tranquillement vers Trafalgar, posons pour notre album souvenir près des Lions et nous asseyons sur les marches pour manger un p’tit sandwich. A Londres, ce qui est bien c’est qu’il y a plein de « Prêt à manger » et autres « Eat » à des prix tout à fait raisonnables, chose que nous ne trouvons pas à chaque coin de rue à Paris.
Il est déjà l’heure de rejoindre le reste du groupe afin de nous diriger vers Buckingham. Nous avons traversé le St James’s Park où nous avons croisé des écureuils vraiment pas farouches !
Les cerisiers japonais sont en fleurs et les oiseaux chantent : vive le Printemps !
Nous faisons une halte près du Palais et continuons notre balade pour aller au Victoria and Albert Museum, un des joyaux des musées londoniens, célèbre pour son extraordinaire collection d’Arts décoratifs, pour y découvrir les collections permanentes consacrées à la Mode. Le département retrace avec des modèles emblématiques les moments forts de la mode pour la femme et pour l’homme. Londres2.jpg
Ce fut une visite quelque peu éclair mais nous avons tellement de chose à faire : Harrods, Primark… Ah ! Harrods, voilà enfin un vrai grand magasin !
Dès notre entrée dans ce temple du luxe anglais, nous voici tout de suite envoûtées. Tout ce marbre, le Hall Egyptien pharaonique, le Hall alimentaire gourmand, le corner Parfumerie d’une élégance anglaise, cette statue d’Al Fayed… J’ai été impressionnée : Le Bon Marché et les autres grands magasins parisiens ne font vraiment pas le poids !
Mais revenons sur terre, ce luxe n’est pas (encore !) à notre portée, allons donc vers une mode plus « cheap » celle de Primark. Cette enseigne m’avait déjà séduite lors de mon séjour à Liverpool, c’est une mode un peu anglaise, mais pas trop, et pas chère du tout !
Nous entrons dans le magasin d’Oxford Street, envahi par une foule à la fois joyeuse et déchaînée.
Devant l’abondance des vêtements vendus, il nous a été impossible de faire tout le magasin.
Je suis heureuse : j’ai tout de même déniché une petite robe à 16 pounds !
Le soir, nous avons les pieds un peu en compote et sommes un peu fatiguées mais pas question de nous reposer : il est important que nous profitions à fond de ce week-end.
Nous voici donc en route du côté de Piccadilly, Covent Garden et Soho.
Et Londres m’est vraiment apparue comme une ville extraordinaire, il y a du monde partout et tout le temps. C’est une ville qui vit librement. Librement car les Anglaises se lâchent totalement dans leur look qui est, il faut le dire très osé surtout avec cette fraîcheur printanière ! Mais cela ne m’a pas choquée, je suis au fait de cette mode anglaise avec mon mois passé à Liverpool où je pense qu’elles se lâchaient plus encore…
 La journée du samedi commença par une longue marche pour nous rendre au Tate Modern et ensuite au Design Museum. Au Design Museum, endroit superbe au bord de la Tamise, nous nous sommes imprégnés de l’univers d’Hussein Chalayan. La mise en scène des modèles mettait en valeur les créations de l’artiste futuriste et visionnaire.

London4.jpgNous continuons ensuite notre aventure londonienne en traversant le Tower Bridge, toujours sous un beau soleil, et direction Topshop.
Le Topshop d’Oxford Circus est immense, ce sont trois étages de mode à tous les prix que nous trouvons devant nos yeux. J’ai été malgré tout déçue car même si beaucoup de vêtements nous étaient proposé je n’ai pas eu de véritable et grand coup de foudre. J’ai quand même craqué pour une petite veste, qu’une de mes amies envie !
Notre après-midi boutiques continue par Urban Outfitters, Abercrombie. Je ne suis pas allée à Abercrombie pour y dépenser des pounds mais voir le magasin. Dans la rue Burlington Gardens est planté un bel hôtel particulier duquel ce dégage un parfum agréable.
A peine franchi le pas de la porte, nous nous retrouvons plongées dans le monde Abercrombie. Un beau jeune homme torse nu pose gentiment avec des clientes, nous avons l’impression que tous les vendeurs sortent d’une série américaine. Ils sont beaux, dansent avec cette musique de discothèque, on se croirait dans une maison de confrérie américaine en pleine party ! Cette odeur de parfum et cette chaleur nous montent à la tête ! Je pose vite fait avec l’homme objet, attends ma photo et on file !!
 Pour notre dernière journée nous sommes partis à la découverte de Portobello, Notting Hill et Camden. Les quartiers de Portobello et Notting Hill, sont superbes. Les maisons sont de couleurs pastels, les arbres fleurissent, l’environnement bobo est calme et si agréable, nous sommes tombés sous le charme de cette beauté londonienne. Grand contraste avec Camden et son ambiance Punk, so british ! Petite balade au bord du canal, le soleil nous éblouit toujours tout comme Londres. Nous nous enfonçons dans le Camden market et là c’est « amazing » ! Les modes ghotique, vintage, bobo, rock… se côtoient avec respect. Mais nous nous rendons compte que nous n’aurons jamais le temps de faire le marché en intégral c’est immense, l’heure tourne et la sonnette du départ va sonner.

London3.jpg

c'est la tête pleine d'images et de souvenirs que je rentre à Paris, déçue de ne pas avoir tout vu et fait de Londres. C’est sûr, en septembre je reprends mes valises et les pose à nouveau ici durant une semaine afin de m’imprégner de la culture anglaise qui me séduit et passionne tant.

Hélène Le Guern

 

| 2 Commentaires

 fashion-week-2009.jpgLa semaine de la mode parisienne s’est enfin terminée !
Oui, je dis enfin car j’ai trouvé cette fashion week longue et un peu tardive comparée à l’année dernière. Mais je ne me lasserai jamais de trainer à l’entrée des défilés, regarder, photographier les looks et aussi d’essayer d’assister au défilé en demandant gentiment au service de sécurité ou à l’attaché(e) de presse.
Pour cette semaine de la mode Automne-Hiver 2009-2010, j’ai ainsi eu la chance d’assister à 5 défilés, oui 5 !
 Dimanche 8 mars, j’ai inauguré ma fashion week avec le défilé Ungaro (http://www.ungaro.com/) qui reste à mes yeux l’un des plus beaux défilés auxquels j’ai assisté. Toutes les tenues présentées étaient magnifiques, le créateur Esteban Cortazar a réussi à garder l’esprit d’Emanuel tout en mettant sa touche personnelle. Les accessoires étaient superbes : bracelets, petites pochettes et ces collants colorés, tâchés de pois argentés…
 Après ce défilé, Costume National m’a semblé banal et terne. J’ai tout de même bien aimé la collection et ai gardé un bon souvenir de la musique !
 Mardi midi, c’est en couleur et décalé, comme d’habitude, que Jean-Charles de Castelbajac présente sa collection en cette année anniversaire de 40 ans de création. Les mannequins défilent, sur un fond musical live du Corps Mince de Françoise, avec tenues bariolées de personnages du Muppet Show, des robes avec le portrait d’Andy Warhol… au final elles jetteront des billets de 1$, tamponnés d’un baiser, à l’effigie du président américain Barack Obama. Cette collection « Be Pop My Lola » est complètement acidulée, rock, du Castelbajac !
 Quand on arrive à entrer dans le Carrousel du Louvre pour un défilé, il ne faut plus sortir si on veut assister à un autre show alors c’est ce que j’ai fait !
Je suis allée découvrir la mode pétersbourgeoise d’Alena  Akhmadullina, diplômée de la Saint Petersburg Technology and Design Academy . Sa collection est inspirée du cheval : les souliers ressemblent à des sabots, les coiffures des mannequins rappellent la crinière de l’animal et certaines auront mêmes du poil aux pattes ! Ce fut une agréable surprise pour moi de découvrir cette créatrice inconnue, enfin pas de tous : Omar Harfouch, le jet-setteur, était là, bien entendu accompagné de sa belle !
 Nous sommes le mercredi 11 mars, J-1 avant la fin de la semaine de la mode, il fait un temps superbe, les gens se baladent dans le Jardin des Tuileries et c’est bientôt l’heure du défilé Chloé .On aperçoit quelques têtes très mode : Carine Roitfeld vêtue de son manteau en fourrure, Anna Dello Russo toujours aussi Italienne avec son chemisier Givenchy, Alexandra Golovanoff en rouge et bleu…  Au moment où je me suis dis que ce petit jeune attaché de presse ne nous laissera pas assister au défilé je vois les barrières se retirer et je passe !!
J’ai tellement aimé la collection Printemps-Eté 2009 de Chloé que j’étais presque émue d’assister au show. La lumière se tamise puis projecteurs et là c’est une collection féminine-masculine, décontractée, légère qui défile devant nos yeux. « La lumière sur une attitude féminine décomplexée et sans effort », « Cette collection célèbre le pantalon pensé dans l’esprit relax et sexy d’un pantalon d’homme ».

Hélène Le Guern
 

| Aucun Commentaire

Malgré les nombreuses analyses fin 2008 expliquant que le luxe serait épargné par la morosité économique, la plupart des grands groupes du secteur doivent faire face à une chute des ventes de leurs produits.

La résistance, un écran de fumée ?


L’année 2008 a été marquée par des résultats assez remarquables pour les principaux acteurs du marché. Le bénéfice opérationnel courant de PPR a ainsi atteint 1,72 milliard d'euros en 2008, progressant de 5,4 % sur un an, dépassant les attentes des analystes : « PPR a réalisé des performances opérationnelles et financières satisfaisantes en 2008, malgré des conditions de marché qui se sont dégradées trimestre après trimestre » expliquait François-Henri Pinault, PDG du groupe. A peu de choses près, le bénéfice net de PPR est resté pratiquement inchangé à 924 millions d'euros après 922 millions en 2007.

JUPITERIMAGES-06650376.jpg

Ces chiffres ont, semble-t-il, laissé penser à de nombreux analystes que le luxe serait épargné par la crise. Caroline Reyl, spécialiste du marché du luxe auprès de la banque Pictet expliquait alors au magazine économique suisse Bilan que « les ventes de produits de luxe devraient croître de 6 à 8% l'an prochain ».

Recul des ventes


A l'encontre de ces prévisions, la crise ébranle bel et bien le milieu : après quatre années euphoriques dépassant les 10 % de croissance annuelle, la banque d’affaires JP Morgan table d’ores et déjà sur un recul d’au moins 4 % des ventes cette année. La Deutsche Bank parie, quant à elle, sur une baisse pouvant atteindre les 10 à 15 % selon les marques. Dans une interview donnée au site E24, Marc-André Kamel, associé du cabinet Bain & Company, responsable du « pôle européen luxe et distribution » analyse que les marques « ont mis un peu de temps à prendre conscience de la brutalité de la dégradation de la conjoncture. La raison est que jusqu'à présent, les ventes en magasins propres ont plutôt bien tenu. En revanche, les ventes via la distribution indirecte (grands magasins, enseignes multimarques), qui représentent 79 % du marché, souffrent depuis plusieurs mois. Nous estimons que les ventes via ces canaux ont chuté de 15 % en début d’année. »

La mode italienne exsangue

En pleine fashion week, en Europe ou aux Etats-Unis, le moral est au plus bas. Fin février, quinze maisons de haute-couture ont renoncé à défiler à Milan, faute de moyens. Alors que la ville accueillait 95 défilés il y a un an, seuls 79 ont été programmés cette année. En janvier, les présentations des collections masculines avaient déjà vu le nombre de défilés diminuer de 20 %. L’alerte a donc été donnée : en Italie, le textile et l'habillement emploient près de 500 000 personnes et pèseraient 54 milliards d'euros de chiffre d'affaires. A New York, même son de cloche, avec des défilés plus modestes, un nombre de pièces présentées réduit et moins de mannequins employés.

Vers de nouveaux marchés


Selon les analystes, l’industrie du luxe pourrait compenser ces baisses grâce à des marchés émergents. Le patron de LVMH, Bernard Arnault, prévoit ainsi que les ventes mondiales de produits de luxe devraient doubler au cours des cinq prochaines années, « portées par la création de richesse, l'augmentation du nombre de consommateurs et le développement de nouveaux marchés ». Ce que confirme, dans une moindre mesure, Marc-André Kamel : « Le secteur du luxe en tant qu'industrie a moins de 20 ans d'existence et conserve d'importantes marges de progression à long terme. C'est notamment le cas dans les pays émergents comme la Chine, les pays du Moyen-Orient ou le Brésil. Ces pays représentent un peu moins de 20 % du marché mondial du luxe, estimé à 175 milliards de dollars l'an dernier. Ils devraient cependant afficher des progressions de ventes à deux chiffres au cours des cinq prochaines années, une fois la crise passée, grâce à l'augmentation du nombre de citoyens à fort revenu, au plus grand accès des femmes à la vie active, au développement du marché masculin des produits de luxe et à la croissance économique à plus long terme. » C’est donc vers ces pays que les principaux acteurs du marché devraient concentrer leur efforts cette année.

| Aucun Commentaire

Archives