Devant un public particulièrement sensible au secteur du luxe (étudiants préparant des mémoires, professionnels et anciens travaillant dans ce secteur et des étudiants ISEG programme SUP de 1re et 2e année) Céline GONTHIEZ (Promo 2007, Paris - Account Manager chez Swarovski) et Céline ZARAGOZA (Promo 2001, Bordeaux - Directeur de clientèle - Publicis Events) ont successivement présenté leur métier, leurs entreprises et leur approche de la problématique posée. Notons que Clémence LARROQUE (Promo 2007 - Responsable du Service Relations Presse -Christofle) a eu un empêchement de dernière minute d'ordre professionnel, une chaîne de télévision ayant décidé, in extremis, de filmer l'un des sites de production de la marque et nécessitant sa présence. Certaines régions du monde ne connaissent pas la crise... Les marques de luxe doivent cultiver la part de rêve
On ne peut que se féliciter du timing impeccable de ce petit-déjeuner qui correspondait au jour de la publication par la presse du palmarès des marques de luxe par Interbrand. Ce classement confirme l'excellente position des entreprises françaises dans ce domaine, et l'Héxagone remporte cette manche du match qui l'oppose traditionnellement à l'Italie. Dans le top 5 on trouve Louis Vuitton, Chanel et Hermès, cette dernière marque affichant par ailleurs une excellente santé en bourse (+21 % depuis le 1er janvier) et la question posée à nos invitées n'en paraissait que plus légitime.
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Céline GONTHIEZ, diplômée récente de l'ISEG a présenté son parcours et son poste qui l'amène à gérer un portefeuille de clients important, dont de nombreuses marques du luxe avec notamment des interlocuteurs différents au sein de ces marques puisque Swarovski travaille aussi bien pour les départements couture, cosmétiques, lunettes, maroquinerie... impliquant chacun des réponses et des produits différents. Céline GONTHIEZ estime que le luxe a de beaux jours devant lui, notamment dans certaines régions comme le Moyen-Orient (l'exemple le plus frappant étant Dubai), mais la crise se fait tout de même ressentir en Europe, avec, à titre d'exemple, des reports de projets importants. Il apparaît que certains clients de Swarovski mettent en veille des opérations pouvant apparaître comme trop ostentatoires en période de crise. A la veille des fêtes de fin d'année, découvrez néanmoins les arbres de noël de Swarovski (photo à droite, l'arbre de Berlin).
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Céline ZARAGOZA nous a rappellé que Publicis Events s'occupe de plusieurs marques importantes du luxe comme Moët et Chandon (rappelons l'opération d'illumination de la Statue de la Liberté, photo à gauche) ou Piaget. Ayant travaillé auparavant dans l'univers de la mode et de la presse féminine, Céline ZARAGOZA pense que les vraies marques de luxe gardent le cap et se doivent d'investir dans des opération spectaculaires offrant du rêve, mobilisant les "people" et générant des retombées presse. Par ailleurs, elle souligne l'importance pour les marques de se rapprocher du monde de l'art et notamment de l'art contemporain qui précède parfois les tendances et apporte souvent un supplément d'âme aux marque du luxe. Elle conseille enfin aux participants l'excellent ouvrage de Vincent Bastien et de Jean-Noël Kapferer "Luxe oblige".
Béatrice VENDEAUD (Directeur des Partenariats entreprises et du réseau des Anciens - Groupe ISEG) conclut le débat en précisant qu'il est tout à fait probable que les marques du luxe seront amenés à investir davantage dans l'organisation d'événements en délaissant parfois l'achat d'espace pur et que la crise financière et économique obligera le secteur à redéfinir le mot luxe et à repenser ses méthodes marketing.
Enfin, citant Barack Obama qui vient de dire qu'il "ne dispose pas d'une boule de cristal pour prévoir l'avenir"... elle explique qu'il y a peut être là un créneau inespéré pour Swarovski ;-)


Le luxe est peut être le dernier rempart d'un monde en crise, mais on commence à noter des comportements de consommation différents. On rapporte qu'il n'est plus d'un bon chic de se faire photographier dans la rue à New York avec les sacs d'emballage au nom des grandes marques de luxe. Maintenant on sort des boutiques Chanel, Dolce Gabbana, etc.. avec des robes glissées dans des sacs blancs sans marque. Mais là ce ne sont que des people qui semblent avoir honte de montrer qu'ils "claquent" leur argent alors que le monde est en crise.
Ce comportement "honteux" ne semble pas les empêcher de consommer du luxe ce qui est l'essentiel, mais est-ce la fin d'un comportement bling-bling qui péserait sur le marketing de ces marques? A suivre!