Tendances Capitale(s) - Le blog Luxe et Mode de l'ISEG Paris

Tendances Capitale(s) - Blog Luxe et Mode : septembre 2008

Miniature de l'image pour 30899976.jpgL’industrie du luxe, née de la mode, repousse peu à peu ses frontières. Depuis quelques années, la maison de couture italienne Versace s’est ainsi lancée dans la décoration pour clientèle jet-set : yachts, avions privés et résidences hôtelières. Le joailler Bulgari compte quant à lui quelques hôtels à travers le monde, à l’instar d’Armani, qui vient d’inaugurer une résidence-hôtel à Dubaï, dans la plus haute tour de planète.


Après les montres, la haute couture, le champagne et les sacs à main, LVMH s’est offert un nouveau métier : le groupe, numéro un mondial du luxe, vient de racheter les chantiers hollandais Feadship, qui produit chaque année quelques navires de plus de 50 mètres dont le prix avoisine les 20 millions d'euros. En juin, c’est Hermès qui avait créé une société avec le constructeur monégasque de voiliers de luxe, Wally.

Mauvaise fortune, mauvais exemples


Cette diversification apparaît comme une évidence pour certains groupes qui possèdent des marques non concurrentielles : un client de LVMH peut ainsi boire, sur son nouveau yacht, du champagne Moët & Chandon, s’habiller chez Dior et porter un sac Vuitton. Si ces nouveaux territoires offrent de belles perspectives de développement, ils peuvent aussi se transformer en terrains mouvants. Les exemples de marques de luxe qui se sont perdues dans une diversification tous azimuts ne manquent pas. Le plus célèbre reste sans doute Pierre Cardin, qui dans une frénésie de déclinaisons, a apposé sa griffe sur une multitude d’accessoires. Du stylo au foulard, en 2004, le couturier et homme d’affaire français possédait près de 800 licences à travers le monde.

Aujourd’hui, Calvin Klein et Donna Karan, deux marques américaines, ont également perdu une partie de leur prestige. Difficile pour de riches clients d’acheter très cher des ensembles et des costumes lorsque la marque propose un peu partout des t-shirts griffés à 10 euros…

De la sélectivité…


C’est un peu le maître mot dans l’industrie du luxe. Une exigence nécessaire pour ne pas faire perdre à sa marque son côté exclusif, rare et précieux. Le concept s’avère pourtant paradoxal, à l’heure de la globalisation et de la diffusion massive. C’est pourquoi certaines maisons, à l’image de Vuitton, ne veulent en aucun cas déléguer leur distribution. Depuis quelques années, le maroquinier s’est mué en joaillier avec succès. Baccarat, Daum et Lalique ont suivi le même chemin avec réussite, cette diversification représente d’ailleurs près de 25 % du chiffre d'affaires de Baccarat.

Dans la plupart des cas, ces diversifications s’imposent : « En tant que marque de luxe, le métier de la joaillerie est pour nous une extension naturelle, expliquait alors le directeur général de Louis Vuitton. Il correspond à notre image et la renforce. Nous voulons devenir une référence, comme dans le prêt-à-porter, les montres et les souliers. » D’autres enseignes enfin se diversifient afin de protéger juridiquement leur marque. Mais le dépôt d’une marque dans une catégorie de produit peut être remis en cause s’il n’est pas exploité : c’est pourquoi Cartier ou Bulgari ont lancé quelques cravates et certains accessoires dans ce but. Quand ces marques s’intéressent à de nouveaux marchés, elles sous-traitent en général. Même si l’attribution de licences présente des avantages certains, c’est aussi un risque plus grand de perdre le contrôle total de la marque.

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Cela faisait près de deux ans que la nouvelle agitait le microcosme  du mobile et celui du luxe. Cet été, le célèbre horloger suisse a enfin officialisé la rumeur : Tag Heuer est sur le point de commercialiser le Meridiist, un téléphone portable de luxe. Véritable bijou, il se compose de 430 pièces assemblées à la main et a subi les mêmes tests que ceux réservés aux montres de la marque, excepté celui de l'étanchéité.

Luxe et performances

Le Meridiist bénéficie du savoir-faire de la firme horlogère : affichage bidirectionnel de l'heure (sur l'écran principal et sur un écran au sommet du téléphone), chronographe au centième de seconde, calendrier perpétuel, compte a rebours, fuseaux horaires... D'un point de vue technologique, le téléphone n'a pas à rougir de ses concurrents : 28 jours d'autonomie, 7 heures de communication, une acoustique de pointe (combinaison unique de traitement du son et conception d'une chambre acoustique mécanique) et une prise USB qui le transforme en disque dur externe. Le boîtier est en acier, quant à l'écran, il se compose d'un verre saphir cristal de 60,5 carats inrayable.

Marché porteur


TAG Heuer, qui appartient au groupe LVMH, n'est pas la première firme de l'industrie du luxe à tenter une telle aventure. Le fabricant coréen LG s'était déjà associé à la maison de haut-couture italienne Prada pour donner naissance au téléphone LG Prada Silver. Armani et Samsung avaient eux aussi opéré un rapprochement similaire. Le fabricant suédois Nokia a quant à lui développé une série de mobiles très haut de gamme, baptisée Vertu. Le Meridiist devrait être rapidement disponible. Selon les finitions, caoutchouc ou cuir, il faudra débourser entre 3 400 et 3 900 euros pour un appareil. La marque, qui le présente comme un produit d'exception, a lancé une campagne marketing vidéo présentant la conception et la réalisation du téléphone.   
 



Même si le téléphone ne satisfera pas entièrement les fondus de technologie, il se positionne comme un produit unique et ravira les amateurs de beaux objets. Avant même sa commercialisation, le Meridiist a déjà rempli sa mission : faire parler de Tag Heuer et entretenir le rêve auprès du grand public.

http://meridiist-phone.com

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Madeinhl a créé, pour illuminer et animer nos intérieurs, le creadots.
Cette société est dirigée par deux passionnés Helen Eastwood, architecte d’intérieur et créatrice de bijoux, et Laurent Brun, ingénieur informatique et créateur de jeux vidéo.
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Hélène LE GUERN.

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Petite autrichienne arrivée en France à l'âge de 12 ans, elle dut se mettre aux ordres du régime. Son chien est changé : pas assez français et son éducation, toute autrichienne soit elle, doit être adaptée à Versailles. L'Histoire se souviendra de Marie-Antoinette comme étant la Reine ayant dilapidé la fortune de la France.

Mais ne nous trompons pas, ce ne sont pas des robes, aussi nombreuses soit elles,  qui ont vidé des caisses déjà delestées par la guerre américaine. Son goût pour le savoir-faire français était réel : entre les fêtes, l'art culinaire et les vêtements, elle plongea entièrement dedans. D'où vient cette passion si dévorante ? Et quel héritage nous reste-t-il ?

Sofia Coppola, nous a montré l'attirance de la Reine, non pas de son mari mais pour la mode. Son seul credo est de se faire plaisir. Cette dernière reine fut la première « fashion victim », elle adora les beaux meubles, son jardin à l'anglaise et ses douze structures qu'elle fit construire dans son jardin du petit Trianon dont le temple de l'amour ou la grotte.

 

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Le style Marie-Antoinette est essentiellement basé sur le luxe, on lui crée un bleu : le bleu Trianon. Elle aima tellement l'Art qu'on la nomma Mme Déficit. Les vêtements ont connu sous le règne de Louis XVI une révolution sans précédent. Son sens de la rébellion toucha ses robes. Elle refusa de porter les robes à panier et/ou à traine. Les corsets à baleine ont été bannis de sa garde robe, ce fut la fin de ceux-ci. Elle dépensa sans compter pour ses robes à frou frou, ses robes  étaient tellement grandes que les portes du château n'étaient pas adaptées à ses tenues et inversement. La démesure se plaçait dans les vêtements, bien sûr, mais aussi dans les bijoux et dans les coiffures qui comportaient toute sorte de tulles, de nœuds et même des pommes de terre.

Elle fut aidée par Rose Bertin, styliste de la reine mais aussi ministre de la Mode pour Marie-Antoinette. Elles créèrent ensemble la Haute couture. Le moyen pour la reine de développer son style pour le transformer en mode, était la boutique de Rose Bertin sur le Faubourg Saint Honoré. L'amour de Marie-Antoinette pour les robes était tel qu'en deux ans, elle fit broder 695 robes (entre 1784 et 1785). Loin d'être insouciante et stupide lorsque que son mari lui demanda de restreindre ses dépenses, elle porta des robes de cotons, toutes simples comme symbole d'un retour vers la nature. C'était sans compter sur le peuple qui s'était offusqué de la tenue de la reine.

 

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Le petit Trianon est le symbole même du style Marie-Antoinette. La fin de la Reine fut le commencement de son idolâtrie, le peuple, encore deux siècles après la perte de sa noble tête, est fasciné par ce personnage, son art, son éducation et sa maîtrise de la politique aussi bien que de la mode. La fin du XVIIIème donna naissance à deux personnalités qui ont marqué la France et les Français : Marie-Antoinette au petit Trianon et Napoléon au Trianon.

Le petit Trianon est ouvert tous les jours de 12h à 19h.
www.chateauversailles.fr

R.F.
 

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tdcap1.JPGLe bois, matériel utilisé depuis la nuit des temps, est en passe de se ternir. Alors, qu'il soit de chêne, de cerisier ou encore de wenge, sa ferveur est indiscutable.

Son concurrent le plus dangereux est le New design ; celui-ci se traduit par des retouches de ce bois traditionnel, poncé, peint de noir ou de blanc puis laqué pour une touche de style si recherchée.

Les chambres sont habillées de noir et de blanc, les salons de beige et de chocolat sans penser aux couleurs cassantes : chaudes qui donne vie à la pièce comme le rouge ou les couleurs froides qui l'agrandissent, comme le bleu. Maintenant que les bases sont posées, le diktat commence !

tdcap2.JPGL'épuré et le vierge sont tellement prisés que les meubles traditionnels tels que le « Henri IV » ou la commode « Louis XV » sont has been. Les œuvres de Starck, de Ronan & Erwan Bouroullec et autres designers sont minimalistes et remplissent un rôle encore inconnu pour un meuble : l'œuvre. Quand on peut apercevoir une bibliothèque de six compartiments ne pouvant faire tenir que six livres, le choix est vite fait mais l'œuvre est magnifique.

Le choix doit être fait ; réunir la beauté du design tout en préservant l'utilité du meuble traditionnel . Ce choix titanesque va régir les prochaines années. « Le nouveau est toujours plus beau que l'ancien, c'est bien connu ». Le match est donc nul comme si l'un tombe par KO, l'autre s'effondrera sous le poids « autre nouveauté ».

R.F.

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La rentrée aura bien vite supplanté Paris–Plage, son sable fin et ses parasols. Ouvertures, expositions, anniversaires, installations… la reprise culturelle s’annonce chargée.

Incontournable depuis le 25 août, les Jardins de Cristal au parc de Bagatelle, où les plus grands cristalliers français se sont donnés rendez-vous. A travers quatre jardins imaginaires, cristal et végétaux se rejoignent dans une scénographie originale sur le thème de la nature. Entre séquences vidéo, installations et créations, Baccarat, Daum, Lalique et Saint-Louis invitent à découvrir leur savoir-faire. L’installation est ouverte jusqu’en novembre.

Picasso superstar

Alors que Paris célébrera les 40 ans de Sonia Rykiel et le vingtième anniversaire de la maison Martin Margiela, une rétrospective de l’œuvre d’Emil Nolde, l’un des principaux représentants de l’expressionnisme allemand, se tiendra au Grand Palais (à partir du 23 septembre). Tout aussi attendue, la première exposition consacrée au sulfureux Serge Gainsbourg, au musée de la Musique, à l'heure où son talent semble enfin reconnu par tous (à partir du 20 octobre). Nul doute que le public viendra en masse pour l’exposition « Picasso et les maîtres » au Grand Palais. Hors-norme, cette dernière rassemblera, plus de 210 œuvres des plus grands peintres de tous les temps (Goya, Manet, Titien, Ingres, Rembrandt, Van Gogh…) dans un parcours chrono-thématique au gré de la peinture du génie espagnol. Deux ensembles thématiques Picasso-Delacroix au musée du Louvre et Picasso-Manet au musée d'Orsay se tiendront parallèlement (à partir du 8 octobre).

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Depuis le 7 septembre, Paris s’est muée en capitale du roller. Un grand rassemblement a marqué le lancement d’une exposition, interactive et gratuite, qui retrace l’histoire de ce loisir, du premier patin à roulette de 1760 au roller en ligne du 21e siècle, qui s’est définitivement imposé sur le bitume parisien. Rendez-vous aux Salons de l’Hôtel de Ville, jusqu’au 4 octobre. Des amateurs de glisse qui croiseront à coup sûr la Techno Parade prévue le 20 septembre. Ce même week-end, les visiteurs les plus curieux arpenteront les couloirs du Palais de l’Elysée, du Sénat voire de certains ministères à l’occasion des 25 e journées du patrimoine européen (les 20 et 21 septembre).

Château, l’artiste


Le Centre Pompidou présentera la première grande rétrospective du travail de Jacques Villeglé. L’exposition rassemblera plus d'une centaine d'œuvres des années 1940 à nos jours de l'artiste français, âgé de 82 ans, qui s’est fait connaitre grâce à ses affiches lacérées (à partir du 17 septembre). Inutile donc de revenir sur les très médiatiques installations de l’américain Jeff Koons qui prend d’assaut Versailles et son jardin. Il y a accroché son fameux cœur rouge et or au-dessus de l’escalier du château, cependant que son lapin géométrique argenté trône dans un salon. L’exposition fait débat, certains la qualifiant « d’intrusion » : faire cohabiter art kitsch et Roi Soleil ne s’est jamais vu de mémoire de parisien (jusqu’au 31 octobre).

Quant aux amateurs de cylindrées, ils se retrouveront à la Villette, qui fête depuis le mois d’avril les 60 ans de la 2 CV. L’immense petite voiture de la marque aux chevrons y est exposée sous toutes ses coutures. Elle, qui a vu le jour pendant la crise des années 30, fut de toutes les innovations et marqua de nombreuses générations (jusqu’au 30 novembre).
Définitivement, Paris n’a pas loupé sa rentrée des classes ; elle l’a même très bien préparée…

www.jardindecristal.com

www.grandpalais.fr
www.journeesdupatrimoine.culture.fr
www.cnac-gp.fr
www.cite-sciences.fr

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